CRÉATION D’EMPLOI EN AFRIQUE
Près de 1,2 milliard d’habitants en Afrique aujourd’hui, le double prévu en 2050, et très
probablement plus de 4 milliards en 2100 : la population de l’Afrique s’emballe, à un rythme qu’aucune autre grande région du monde n’avait connu avant elle. Et, révision après révision, les spécialistes des Nations unies corrigent à la hausse leurs prévisions.
Au moment où les populations vieillissent dans presque tous les continents du globe,
l’Afrique quant à elle se démarque, avec une population de plus en plus jeune. Vivant majoritairement dans les zones rurales avec leurs familles, dans des conditions de sous-emploi
ou de chômage et donc de pauvreté, il est certain que la quête du mieux être ouvre la voie à l’exode rural et à l’immigration plus ou moins clandestine. Paradoxalement, les données du rapport sur l’emploi des jeunes en Afrique subsaharienne révèlent que « cette région vient d’achever l’une de ses meilleurs décennies de croissance depuis les années 1960. Qu’entre 2000 et 2011, le produit intérieur brut a enregistré une hausse de plus de 4,5°/ 0 par an en moyenne contre 2°/ 0 environ au cours des 20 dernières années. En 2012, la croissance du PIB régional était estimée à 4,7°/ 0 ou 5,8°/ 0 si l’on exclut l’Afrique du Sud. Environ un quart des pays de la région a enregistré une croissance de 7°/ 0 ou plus et plusieurs pays africains sont parmi les pays qui enregistrent les croissances les plus rapide dans le monde ».Ces données
fondent un espoir sans précédent à l’employabilité ou à l’auto-emploi de la jeunesse africaine. Il est important de savoir ce que signifie avoir un travail et être employé. Pour certains, avoir un emploi est synonyme d’avoir un salaire ou un poste rémunéré auprès d’un employeur. Cependant, la plupart des emplois en Afrique ne sont pas structurés ainsi.
L’approche adoptée dans le rapport mondial sur le développement de 2013 définit l’emploi comme : « des activités génératrices de revenus réels ou imputés sous forme monétaire, ou en nature, formels ou informels » A cet effet, en plus de développer les emplois ruraux,
l’encouragement et le soutien de l’esprit de l’entreprenariat ou de l’auto-emploi, orienter le secteur informel vers celui formel surtout s’attaquer à l’amélioration des marchés de l’emploi. Telles sont les mesures les plus urgentes que l’IQAI doit prendre pour remédier durablement aux problèmes de l’emploi des jeunes en Afrique.
Par : Jean Paul Ntamack (Responsable de la communication chez IQAI)