Appel à communications
2ᵉ édition du Colloque international Canada-Afrique
Thème : La problématique du transport et du commerce des minerais dans la relation Afrique-Canada : bilan, enjeux et perspectives.
Lieu : Hôtel Novotel Montreal Airport
Date : 28 et 29 mai 2026 [Cliquez ici pour en savoir plus.](https://iaiqschool.org/evenements/)
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2ᵉ édition du Colloque international Canada-Afrique
Thème : La problématique du transport et du commerce des minerais dans la relation Afrique-Canada : bilan, enjeux et perspectives.
Lieu : Hôtel Novotel Montreal Airport
Date : 28 et 29 mai 2026 [Cliquez ici pour en savoir plus.](https://iaiqschool.org/evenements/)

Problématique du développement et de l’emploi des jeunes en Afrique

L’Afrique enregistre une croissance économique rapide. Entre 2001 et 2010, six des dix économies enregistrant le rythme de croissance le plus rapide se trouvaient en Afrique subsaharienne. Cependant en moyenne, 72 % des jeunes Africains vivent avec moins de 2 dollars (USD) par jour. L’incidence de la pauvreté chez les jeunes au Nigeria, en Éthiopie, en Ouganda, en Zambie et au Burundi dépasse les 80 % (Banque mondiale, 2009). Les taux de pauvreté les plus élevés s’observent chez les jeunes femmes et les jeunes vivants en zone rurale.
L’Afrique subsaharienne, a le plus faible taux d’accès à l’électricité de toutes les autres régions en développement. Or, il regorge de ressources naturelles (pétrole, gaz, charbon et énergie hydraulique), pour l’essentiel sous-exploitées (BAD, 2012).
Offrir des emplois en quantité et qualité suffisante pour l’ensemble des jeunes d’Afrique constitue en effet l’un des plus grands défis pour les pays du continent. A l’horizon 2030, plus de 30 millions de jeunes africains chaque année entreront sur le marché du travail. Leurs perspectives d’être employés dans le public comme dans le privé formel sont peu encourageantes (BAD, 2012).
L’Afrique est le continent le plus jeune du monde en termes de population. Celle-ci augmente rapidement. La question de l’emploi des jeunes se résume surtout à un problème de qualité dans les pays à faible revenu et de quantité dans les pays à revenu intermédiaire (PRI). Dans les pays pauvres, les jeunes constituent la majorité des titulaires d’emplois précaires et des travailleurs pauvres. Un plus grand nombre de jeunes sont chômeurs, découragés ou inactifs. Selon les estimations de l’Organisation internationale du Travail (OIT), de nombreux jeunes
Africains se retrouvent sans emploi ou, plus fréquemment, en sous-emploi dans le secteur informel, où la productivité et la rémunération sont faibles. Quelque 60 % des chômeurs africains sont des jeunes et, dans la plupart des pays africains, le taux de chômage des jeunes est deux fois plus élevé que celui des adultes ( BAD,2012).
La transition démographique a l’origine de la forte augmentation de la population des jeunes sur le marché du travail en Afrique, les opportunités d’emploi inexploitées dans le secteur agricole. Il est par ailleurs essentiel d’améliorer la productivité du secteur informel devenu une caractéristique persistante du paysage économique d’Afrique subsaharienne. Au niveau supérieur, les jeunes africains sont confrontés à un système universitaire qui s’est toujours focalisé sur l’éducation à destination de l’emploi dans le secteur public, sans se soucier beaucoup des besoins du secteur privé. De nombreux industriels africains se heurtent aux difficultés liées aux infrastructures, en particulier un approvisionnement énergétique erratique et coûteux, des transports déficients, une main-d’œuvre insuffisamment qualifiée, une
bureaucratie restrictive et des coûts financiers élevés ( BAD 2012). Les entreprises doivent également affronter une concurrence féroce, au plan national comme à l’international, des pays
avancés et des économies émergentes, comme la Chine. Le secteur formel public et privé n’embauche pas assez. Les jeunes ont besoin que les entreprises se développent et proposent des emplois. Un secteur privé vigoureux constitue le véhicule de création d’emplois le plus puissant pour les jeunes africains. Les jeunes ont besoin d’un enseignement plus complet qui réponde aux besoins du marché du travail Si l’éducation n’est pas le frein le plus important, elle
demeure un problème majeur. Dans un grand nombre de pays, les écoles et les centres de formation n’impartissent pas aux jeunes les compétences recherchées par les employeurs ( BAD 2012). C’est un problème général. Mais au delà du rapprochement nécessaire entre systèmes éducatifs et attentes des marchés du travail, experts nationaux et jeunes considèrent que le principal obstacle à l’accès
des jeunes aux marchés du travail africains se situe du côté de la demande de main-d’œuvre. Malgré des perspectives difficiles à court terme, l’horizon à long terme paraît nettement plus dégagé, pour autant que les dirigeants africains s’attèlent vraiment aux obstacles que rencontrent les jeunes. L’amélioration de l’éducation, l’émergence des nouvelles technologies et
une urbanisation rapide sont autant d’occasions d’assurer le développement sectoriel et la création d’emplois. Enfin, les secteurs informel et rural, longtemps considérés comme des poids morts, se révèlent être un vivier de talents entrepreneuriaux.
L’agriculture reste le principal secteur économique dans de nombreux pays africains, au moins en termes d’emplois. Souvent, elle occupe plus de la moitié de la main-d’œuvre, voire les trois quarts ou plus. Mais la part de l’agriculture dans le PIB est sans commune mesure, puisqu’elle ressort fréquemment à 30 %, voire moins, signe du faible niveau de productivité ( BAD 2012).
Le développement des compétences techniques et professionnelles (DCTP) a le potentiel de doter les jeunes de compétences plus pratiques, ce qui leur donnera de meilleures chances sur
le marché du travail. Ces compétences peuvent être acquises dans des établissements structurés et spécialisés, ou par l’expérience pratique en cours d’emploi, ou encore par les deux, via une formation dite « en alternance ».
L’enseignement et la formation techniques et professionnelles orientés vers l’acquisition des compétences requises par le marché de l’emploi, formation dans la le secteur informel La formation en alternance (stage en entreprise de longue durée ou apprentissage, par exemple) permet aux jeunes de mettre en pratique, dans des environnements réels, la théorie apprise en classe, et ainsi de développer des compétences professionnelles, comme la gestion du temps et le professionnalisme, et d’acquérir une expérience pratique (Angel-Urdinola et al.,2010).