Appel à communications
2ᵉ édition du Colloque international Canada-Afrique
Thème : La problématique du transport et du commerce des minerais dans la relation Afrique-Canada : bilan, enjeux et perspectives.
Lieu : Hôtel Novotel Montreal Airport
Date : 28 et 29 mai 2026 [Cliquez ici pour en savoir plus.](https://iaiqschool.org/evenements/)
Appel à communications
2ᵉ édition du Colloque international Canada-Afrique
Thème : La problématique du transport et du commerce des minerais dans la relation Afrique-Canada : bilan, enjeux et perspectives.
Lieu : Hôtel Novotel Montreal Airport
Date : 28 et 29 mai 2026 [Cliquez ici pour en savoir plus.](https://iaiqschool.org/evenements/)

RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET INNOVATION : POURQUOI L’AFRIQUE NE PROGRESSE PAS ?

Faire de la science et la technologie un moteur de développement. Les pays du continent ne font pas assez pour booster leurs capacités L’ambition est là, pas les moyens La fuite des cerveaux n’est également pas sans impact. Le départ de profils pointus nuit massivement à la qualité et la pertinence pratique des recherches. Pour les retenir, il ne suffit pas d’améliorer leurs salaires, mais leur permettre les moyens de leurs ambitions…autrement dit : investir !
L’urgence est aussi d’impliquer le secteur privé dans l’innovation. Aujourd’hui, dans la
plupart des pays africains, la majeure partie de l’investissement intérieur dans la R&D provient du gouvernement
Transformer les jeunes pousses de l’innovation en fleurons technologiques du
continent Encourager l’essor d’une technologie au service du développement durable. La question du développement du capital humain occupe une place prépondérante; Les gouvernements africains se sont engagés à favoriser l’étude de la science et de la technologie. Il ressort de ce plan que l’Afrique ressent de plus en plus la nécessité de faire rapidement appel à la science et à la technologie pour dynamiser la productivité industrielle et
agricole, garantir la sécurité alimentaire, enrayer les maladies, assurer l’alimentation en eau potable et protéger l’environnement.
Développement impulsé par la science : État des lieux
La plupart des pays africains n’ont toujours pas traduit leurs engagements politiques en programmes susceptibles d’impulser le développement par la science. L’Afrique
subsaharienne contribue pour environ 2,3 % au produit intérieur brut au niveau mondial, mais ne dépense que 0,4 % des sommes consacrées à la recherche et au développement. Le continent abrite 13,4 % de la population mondiale mais ne fournit que 1,1 % des chercheurs scientifiques de la planète. Il compte environ un scientifique ou un ingénieur pour 10 000 habitants, alors que les pays industrialisés en comptent de 20 à 50.

Le fossé scientifique et technologique entre l’Afrique et le reste du monde n’a fait que s’accroître au fil des ans. Selon certains économistes, ce fossé grandissant est en partie responsable du sous développement du continent.

En 2003, le document final du Sommet mondial pour le développement durable, tenu à Johannesburg (Afrique du Sud), a mis en lumière l’importance de la science et de la technologie pour atteindre les objectifs de développement que se sont fixés les pays pauvres. La science, souligne le rapport, peut aider les pays pauvres à résoudre des problèmes comme le déficit énergétique, l’insécurité alimentaire, la dégradation de l’environnement, les épidémies et le manque d’eau. La science et la technologie peuvent aussi accroître la productivité industrielle. En Asie de l’Est, note le document, l’industrialisation de plusieurs pays s’explique, en partie du moins, par un transfert de technologie à partir des pays industrialisés, par l’afflux d’investissement étrangers et des dépenses importantes consacrées à l’éducation. 44 instituts universitaires de technologie que compte le Nigéria disposent de capacités de
recherche avancées dans les domaines de l’aéronautique, du génie nucléaire, de la chimie, de la métallurgie, de l’agriculture et de la médecine. Métallurgie, pétrochimie.
Électronique, TIC , Informatique.
L’Égypte est le pays d’Afrique du Nord le plus avancé dans le domaine de la chimie et de
l’ingénierie. En 2000, elle a investi 400 millions de dollars dans la recherche et le
développement.De nombreuses économies émergentes n’ont actuellement pas la capacité de satisfaire leurs besoins en transferts de technologie pour soutenir un développement durable. Mais l’Inde démontre que cette situation peut changer : elle a réussi à créer des  scientifiques et technologiques grâce à des parcs semblables où les chercheurs, experts en technologie, inventeurs et entrepreneurs se retrouvent.
Le Président du Rwanda, Paul Kagamé, pose ainsi la question à laquelle font face aujourd’hui de nombreux pays africains : “Que faut-il faire pour donner à la science et à la technologie l’importance qui leur est due dans nos processus de développement ? »